J20
Des Sables d'Olonne à Saint-Hilaire-de-Riez
41 kilomètres
Réveil à 6h, le genre de réveil qui sent encore la nuit. Espresso, salade de fruits, céréales : petit-déj calibré pour une grosse étape. Départ à 7h des Sables-d’Olonne, direction Saint-Hilaire-de-Riez, chez mon tonton et ma tata. Quarante kilomètres au programme. Première fois depuis le début du tour que je marche à deux, avec Pierre. Rien que ça me file le sourire.
La matinée passe à toute allure. Le ciel se fâche d’un coup, grosse averse, mais coup de chance : on est sous les arbres. Le bruit de la pluie sur les feuilles au-dessus de nous fait presque bande-son. Ça sent l’iode et le sable mouillé.
L’après-midi est un peu plus rude : plusieurs kilomètres dans le sable, les mollets qui tirent. Mais la vue est dingue, l’air marin mord, et le pain-pâté de la pause était un festin. Marcher avec quelqu’un, parler, rire, se taire ensemble : ça change tout, ça rend le chemin plus court. Le moment où je passe mon sac de 17 kg à Pierre, j'ai une sensation d’apesanteur immédiate. Voir Pierre tester mes bâtons, lutter avec, ça me fait rire comme un idiot.
À 16h, Saint-Hilaire. 41 km dans les jambes, mais ça va. J'arrive chez ma tata, mon tonton et mon cousin. Douche chaude. Multiplex Ligue 1 sur la télé. Rien que ça, ça repose. Et puis la surprise : des sardines (et pas de n'importe quelle marque) et un stock de granolas qui pourrait nourrir un régiment. Je sais déjà que je vais devoir lutter pour ne pas tout manger cette nuit. Repas du soir, copieux et familial. Discussions tranquilles, odeur de cuisine qui te bercent. Puis je m’écroule dans le lit de mon cousin. Corps rincé, tête légère. Encore une belle journée.