J37


27 kilomètres

De Belz à Locmiquélic


Ce matin, c'est grasse mat' jusqu'à 9h30, les paupières encore collées mais le corps enfin reposé. L’étape du jour est relativement courte, et en plus de ça, Sébastien et Céline m’ont déjà trouvé mes hôtes du soir, Abelina et Sam, côté de Port-Louis. Le bonheur de savoir où l’on dormira avant même d’avoir marché est un plaisir que je savoure presque autant qu’un café chaud.


Avant de partir, Sébastien me propose de traverser la ria d’Étel sur son bateau à moteur. Comment refuser ? Certes, ça me fait un petit détour, mais franchement…Le soleil se reflète sur l’eau, la ria s’étend paisiblement, et je me laisse bercer par le ronron du moteur, cheveux au vent (bon c'est pas exactement comme dans les films mais c'est pas trop mal). Marcher, c’est bien. Naviguer, c’est pas mal non plus.


De l’autre côté, je reprends ma route, tranquillement. Les sentiers longent la côte, la lumière est douce, et tout respire la fin d’été. Quand soudain, guêpe (ou abeille ?) se coince entre la sangle de mon sac et mon t-shirt. Je me retrouve avec une une piqûre bien sentie.


Heureusement, la journée se termine en douceur. J’arrive chez Sam et Abelina, un couple adorable qui m’accueille avec simplicité et chaleur. Chambre rien que pour moi (encore ! Mon matelas gonflable doit se sentir abandonné).


Le soir, c’est festin : patates, charcuterie et Mont d’Or fondu : le trio gagnant du bonheur franc-comtois, revisité version bretonne. On mange et on parle de tout. Sam me raconte son travail au sein de l’équipe technique d’Initiative Cœur, aux côtés de Samantha Davies et Violette Dorange.


Des histoires de mer, de courses, de bateaux. J’écoute, fasciné, et un peu jaloux, malgré mon mal de mer. Je me couche la tête pleine d’embruns. Pas de tempête pour moi ce soir, juste une traversée douce vers le sommeil.