J17


De L'Aiguillon-la-Presqu'île à Saint-Vincent-sur-Jard


Début de journée chez Valérie et Laurent avec une bonne gâche vendéenne, du café serré et un grand verre de jus d’orange. Et puis leur chat, orange, rayé, genre Garfield version diète qui me jauge comme si j’étais un personnage secondaire dans son dessin animé. Avant que je reparte, ils m'offrent un paquet de Granola dans mon sac (hier j’avais confié que c’était mon péché mignon). C'est ce genre de détail qui fait ma journée.


Eux partent courir, moi marcher. Chacun son rythme, chacun son cardio. Aujour'dhui, c'est enfin fini le plat : la route se cabre, grosses bosses, descentes en sable mou dans la forêt. C’est plus éprouvant mais ça change le paysage intérieur. Au bout d'un moment, j'avance avec seulement deux gorgées d’eau qui tremblent dans le fond de la gourde. Une heure plus tard, une maison apparaît ; je demande de l’eau et on me tend un verre glacé. Le goût le plus précieux du monde.


Après ça, baignade dans l’océan, rapide mais coup de fouet garanti. Plus loin, encore à sec, je frappe chez un couple de retraité. On s’assoit, on discute, ils remplissent ma gourde et me proposent leur jardin. Tente installée entre deux massifs de fleurs. L’hospitalité en version simple, directe.


L’après-midi, je bouquine, moustiques à gogo. Je sors faire des courses, me perds en revenant : obligé de rouvrir Maps pour retrouver le chemin depuis la plage. Je rentre au crépuscule, encerclé de moustiques. Je finis par manger dans la tente, écouteurs dans les oreilles.


Le soir, petit appel avec les amis pour l’organisation à Châteaugiron du meilleur tournoi de palet breton du monde. À ce moment précis, la tente vibre sous les moustiques et je me dis que le luxe d’une chambre n’est finalement pas qu’une question de matelas, mais aussi d’absence d’insectes.